• BD - Le cycle d'Ostruce

    BD - Le cycle d'OstruceL'histoire du cycle d'Ostruce se déroule dans une Russie uchronique et steampunk, simplement baptisée l'Empire. La révolution industrielle et la magie sont les deux mamelles d'un pays dirigé par un vieux dragon (ce n'est pas un titre de noblesse quelconque, c'est vraiment un ver). Le dragon est protégé par des vierges guerrières appelées les drakhs. Son règne affame les populations et sème les graines d'une révolution représentée par un groupe de pression appelé "les Rouges". Les conservateurs cherchant à garder la main-mise sur le pouvoir se font appeler, eux, le Parti Noir. Au début du premier volume de la série (qui en compte quatre), la révolution gagne le palais draconique de Saint-Atanov, la capitale de l'Empire. Le vieux dragon vient d'être assassiné et ses œufs, ses héritiers, détruits. Tous, sauf un. 

    Très vite, on comprend que l'une des drakhs protectrices a tué l'Empereur, devenu fou, et a pris la fuite avec le dernier œuf afin de préserver la lignée impériale. Sur sa route, elle attire dans son sillage une pauvre femme battue, obligée de voler pour le compte de son mari et de son frère, Katiana. Une relation inégalitaire va s'installer entre les deux femmes, mais Ajjer, la drakh, est poursuivie ! D'un côté, les révolutionnaires veulent retrouver l’œuf afin de mettre un terme à la lignée du défunt dragon. De l'autre, une autre drakh, persuadée qu'Ajjer a volé l’œuf à des fins personnelles, veut rétablir un dragon sur le trône impérial. D'autres personnages secondaires viendront enrichir les pages de cette saga glaciale dans un monde en plein bouleversement. 

    Situer l'action dans une Russie fantasmée joue beaucoup dans l'attrait esthétique de la série sous le crayon de Christophe Dubois. Les espaces glacés, les grandes étendues désertiques, les passerelles avec l'histoire réelle et les superstitions d'un peuple longtemps maintenu dans l'ignorance sont un terreau fertile pour l'imaginaire. La magie est bien présente, sous la forme de rituels et de pouvoirs spéciaux. Le commissaire du peuple qui poursuit Ajjer, par exemple, dispose d'une magie sibérienne et peut geler quiconque d'un simple regard. Le côté steampunk tient plus à l'époque (1894) qu'aux appareils, mais on y retrouve quelques éléments typiques comme les gardes impériaux en uniformes et masques à gaz et les machines volantes comme le vaisseau-sorcière, Héria, dans le deuxième volume.

    La fantasy y a également sa place : on s'y bat plus souvent à l'épée qu'avec des armes à feu, pourtant bien présentes, il y a la magie et les dragons, mais aussi des races classiques comme les ogres, les elkins (un croisement entre les inuits, les elfes sauvages et les pandas) et autres joyeusetés. Le scénario de Nicolas Pona tient la route au moins sur les deux premiers épisodes (je n'ai pas les deux derniers), même s'il y a immanquablement des faiblesses ou des zones d'ombre là où on aurait envie d'en savoir plus, mais il faut aussi laisser place à l'imagination et on comblera sans mal ces failles. C'est en tout cas une belle découverte parue aux éditions du Lombard, dans la collection Portail

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