• DVD - Merlin

    DVD - MerlinIl est souvent difficile de dire pourquoi on achète quelque chose. Il est parfois encore plus difficile de dire pourquoi on n'achète pas quelque chose. J'ai entendu parler de la série Merlin il y a un certain temps, déjà, sans que cela n'éveille en moi la curiosité habituelle relative à tout ce qui touche de près ou de loin à la fantasy et aux univers de magie. Sans doute un peu parce que le mythe arthurien a été si souvent galvaudé qu'il en a perdu sa force à mes yeux. Le nombre de navets que l'on a pu pondre sur les chevaliers de la table ronde et le château de Camelot (sans parler de Kaamelott) ! C'est donc par un heureux hasard que je suis tombé sur les quatre premières saisons de la série en DVD, en parfait état et au prix défiant toute concurrence de 6,99 euros le coffret. A ce prix-là, j'ai fait fi de mes réticences et comme je n'avais plus rien à regarder, j'ai cédé à la tentation. Grand bien m'en a pris.

    La série commence lorsque le jeune Merlin, un paysan doué d'un pouvoir magique incompris et sous-estimé, débarque à Camelot, le château d'Uther Pendragon. Sa mère l'a confié aux bons soins de Gaïus, le médecin de la Cour, ancien sorcier repenti. Il faut dire que le royaume émerge à peine d'une période troublée appelée la Grande Purge où le roi a livré bataille aux sorciers et aux druides pour finalement interdire la pratique de la magie, sous peine de mort. Pour cela, il a fait brûler quantité d'innocents, convaincu qu'une fois la magie éradiquée, le royaume connaîtrait la paix. Et il faut bien admettre qu'en dehors de quelques querelles frontalières, la Bretagne est en ce temps-là plutôt paisible.

    Merlin sait que la magie est interdite et bien qu'il brûle d'envie de montrer l'étendue de ses pouvoirs, qu'il apprend lentement à canaliser grâce aux grimoires du vieux Gaïus et avec l'aide d'un dragon emprisonné sous le château par Uther, il doit cacher son savoir aux yeux de tous, sauf de son maître. Assez rapidement, il prend un jeune homme fier et moqueur en grippe avant de se rendre compte qu'il s'agit d'Arthur, fils d'Uther et futur héritier du royaume. Le dragon confie alors au jeune magicien que son destin est lié à celui d'Arthur et qu'il doit s'assurer qu'il arrive bel et bien jusqu'au trône. Mais Uther semble loin de mourir et Arthur est insupportable, la tâche s'annonce donc difficile, surtout qu'il ne peut faire étalage de ses pouvoirs en public.

    Parmi les autres personnages, on notera la présence de Guenièvre, curieusement la femme de chambre de Dame Morgane (magicienne qui s'ignore au début de la série et pupille du roi), mais dont Arthur est amoureux. Camelot présente un château du moyen âge tardif, voire de la Renaissance, peuplé de gens de toutes les couleurs (un bon point pour l'intégration, mais un peu bizarre dans la légende arthurienne). Guenièvre est d'ailleurs une jeune métisse. Il y a le jeune Mordred, un druide dans un premier temps aidé par Merlin et Morgane mais qui a juré la perte d'Uther et de Camelot. Il y a aussi le dragon, qui aide Arthur à comprendre les rouages de la magie tout en lui faisant promettre de le libérer plus tard.

    Les scénarios de la série mettent souvent Merlin dans l'obligation de faire usage de la magie pour protéger Arthur, parfois contre son gré, alors que tout le monde le considère comme un simple d'esprit. Après une saison, Arthur semble toutefois lui accorder une amitié sincère, bien que les barrières de l'étiquette l'empêchent de trop s'épancher auprès d'un roturier devenu entretemps son valet. Les effets spéciaux ne sont guère folichons (on est très loin de Game of Thrones), surtout en ce qui concerne les bêtes magiques. Mais cela se laisse regarder et on se prend à en redemander. Les intrigues sont bien ficelées, assez bien écrites, et les acteurs sont crédibles dans leur rôle respectif, même si Merlin fait un peu trop "poupon" à mon goût.

    Il sera facile d'adapter la majorité des histoires à votre JDR médiéval-fantastique favori et l'idée de centrer les aventures sur un seul et même lieu (Camelot) pourra se révéler une bonne idée de campagne. Curieusement, je ne pense pas que cette vision de la vie d'Arthur convienne à Pendragon, le jeu de rôle le plus historiquement proche de cette série...

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