Retrouvez sur ce blog l'ensemble de mes créations liées au jeu de rôle : mes JDRA, mes scénarios, mes personnages et mes inspis...
Être abonné à la nouvelle formule de Casus Belli, c'est un peu comme être marié à une prostituée de luxe. On sait qu'on éprouvera beaucoup de plaisir à la voir rentrer, mais on sait aussi que tous ceux qui ouvrent leur portefeuille au coup par coup en bénéficieront les premiers. Enfin, tout ça pour dire qu'on reçoit tout de même le magazine un peu tard alors qu'on s'était dit qu'en souscrivant à l'année, on aurait droit à quelques égards. Il paraît que c'est à l'étude. Bref. On ne va pas s'appesantir car, au final, il est bien arrivé dans ma boîte aux lettres, le précieux... Couverture noire avec juste un peu de sang rouge, inutile de le cacher. Ce troisième numéro de Casus Belli sera consacré au polar et à la série noire...
Après le courrier des lecteurs (tiens, aucune lettre de plainte concernant les retards...), les news sont désormais présentées comme dans une gazette, le Casus Daily. Original. J'espère que ce n'est pas uniquement lié au thème du mois. Viennent ensuite les critiques grand format avec au programme Z Corps et les Ombres d'Esteren, puis en une page avec Mahamoth. S'ouvre alors le dossier "polar" tant attendu. Tout comme pour le précédent numéro (et je vais me faire allumer, mais j'assume), on n'y apprend pas grand chose. Ce sont des conseils généraux sur l'essence du noir, les lieux noirs en ville ou l'ambiance "noir"... Bon, le magazine s'adresse aussi aux débutants. Il faut l'accepter.
Le cahier de scénarios propose quatre histoires, dont la suite de la campagne de la Trinité Noire (2/4). On compte aussi un scénario pour l'Appel de Cthulhu ou pour Hellywood, un COPS et un D&D4. Il se termine par le calendrier des manifestations. Les aides de jeu sont, comme à l'accoutumée, en partie dédiées au thème du numéro. Le mag poursuivra donc sa présentation des Mystes dans "créatures de légende" mais abordera aussi les syllogomanes, des collectionneurs compulsifs et maladifs, interprétables de différentes façons en fonction des époques et des jeux. PJ Only donnera des conseils aux joueurs pour se créer un personnage "noir", avec ses faiblesses et ses conflits intérieurs, tandis que MJ Only donnera des trucs aux meneurs pour mettre les joueurs sous pression. Une dernière aide de jeu indiquera comment écrire et faire jouer un scénario "déconstruit", c'est à dire qui sort des sentiers battus de la narration classique. Les critiques express sont toujours aussi peu à leur place tandis que l'on nous vend une nouvelle rubrique, "Casus People", consacrée aux manifestations de la communauté francophone. Le mag se termine par une critique du jeu de plateau du Donjon de Naheulbeuk, par des inspis multimédias et, bien sûr, par la bellaminette qui nous annonce un numéro spécial Halloween (qu'on recevra peut-être pour la St-Nicolas)...
Bref, si la lecture du magazine est toujours aussi agréable, on se prend à déjà en vouloir plus. Ce qui faisait le succès du Casus de la grande époque, c'est autre chose que de simples conseils. De vraies aides de jeu originales, et pas des textes convenus et trouvables par ailleurs sur la toile. Bref, un peu déçu quand même. Mais mon avis changera peut-être quand je recevrai mon Casus dans les temps...