• PC - Mad MaxNul ne peut parler de post-apo (pour post-apocalyptique) sans penser à Mad Max. La série de films (les trois premiers avec Mel Gibson dans le rôle de Max et le quatrième avec Tom Hardy) a marqué sa génération et a fait rêver quantité de rôlistes à travers le monde. Bizarrement, les jeux qui ont exploité le filon sont assez rares. En francophonie, tout le monde songe à Bitume, Cendres ou au plus récent Dead Rift. Mais aucun ne semble pouvoir retranscrire les étendues désertiques, la violence assumée, les clans dégénérés et la solitude du héros qui sont autant de marques de fabrique de la saga. En matière de jeux vidéo, les adaptations n'ont pas été légion. A vrai dire, la seule qui me vienne à l'esprit est précisément la dernière en date, celle dont je vais vous parler. Précédemment, j'avais déjà pris mon pied avec Interstate 76, mais ça date doucement...

    Dans Mad Max, vous incarnez précisément le héros des films, avec sa tête de Tom Hardy. Dans une superbe cinématique, vous vous faites un premier ennemi mortel, Scrotus, et un premier allié, un chien. Votre Interceptor légendaire a été emmenée par vos ennemis et vous avez été laissé pour mort dans le désert. Assez vite, vous rencontrez un nouvel ami, un mécano mystique qui vous prend pour un ange, un saint ou quelque chose comme ça, et qui veut vous fournir un chariot de feu divin, le Magnum Opus, un bolide défiant toute concurrence. Pour arriver à vos fins, vous allez devoir collaborer avec cet hideux bossu et vous faire une place au soleil dans les terres désolées et les communautés avoisinantes. Cela implique de lutter contre les saccageurs, les pillards et autres factions mais aussi de vous faire des amis parmi les habitants les moins violents dans la région.PC - Mad Max

    Mad Max se présente sous la forme d'un jeu d'action à la troisième personne qui n'est pas sans rappeler les derniers Batman. Il comprend une part d'exploration au volant de votre terrible engin, une part de baston avec les nombreuses rencontres hostiles (à la fois à pied, quand vous tentez de récupérer du matériel ou d'accomplir des missions et au volant, quand vous traversez les régions hostiles. Notez que si vous mettez pied à terre, les véhicules adverses continueront à vous prendre pour cible... Mais il vous est alors possible de bondir à l'intérieur des voitures de vos ennemis pour vous en emparer. Les combats à pied consistent à enchaîner les coups sans vous laisser déborder par le nombre en jouant de la parade et de l'esquive. Les armes blanches ont tendance à se briser rapidement et les armes à feu réclament de tout le temps trouver des munitions (elles sont très rares). 

    PC - Mad MaxL'histoire est assez dirigiste et les rares choix qu'on vous donne semblent être illusoires. Mais comme elle colle parfaitement à l'ambiance des films (surtout du dernier), c'est avec plaisir que l'on abandonne son libre arbitre le temps de cette expédition furieuse dans les terres désolées. Quelques défauts entachent toutefois le tableau. Il semble impossible de stocker les armes blanches. Dés que vous remontez en voiture, vous les laissez tomber par terre. Ce qui est idiot dans un monde où la récupération est le seul mode de vie. Il en va de même avec les voitures ennemies que vous pouvez récupérer. Vous pouvez les conduire, mais vous devrez toujours continuer à développer votre "Magnum Opus". Impossible, donc, de ramener une voiture dans un camp pour la vendre ou la désosser. Du moins jusque là (je suis pas encore très loin dans le jeu).

    Le jeu est par ailleurs très bien pensé, notamment sur la façon de vous emparer des PC - Mad Maxforteresses adverses : l'observation vous permet de situer les défenses et les sentinelles. Le fait de grimper dans un ballon sonde vous permet d'annoter votre carte d'une région et ainsi d'autoriser les voyages accélérés, etc. Vous devez récupérer de la ferraille, de l'eau, de la nourriture et des munitions comme un vrai baroudeur des terres désolées, mais pour l'eau et la nourriture, ou encore le carburant, vous ne pouvez pas vraiment faire de stock. Pour l'eau, vous pouvez remplir votre gourde et c'est tout. La nourriture, vous la consommez quand vous la trouvez et êtes blessé. Impossible de la stocker. Quand au carburant, vous pouvez emporter un jerrycan, sans plus. Vous pouvez par contre remplir votre réservoir à chaque fois que vous trouvez un bidon. Graphiquement, enfin, Mad Max est une tuerie. Une vraie claque. C'est magnifique, rien à redire, je trouve. Bref, à part quelques défauts, ce jeu est une pure merveille. 


    votre commentaire
  • Cinéma - Rogue One : a Star Wars storyAprès un Episode VII décevant, mon enthousiasme pour les films Star Wars demeurait intact. Dès qu'il s'agit de replonger dans une galaxie lointaine, très lointaine, je suis partant. Rogue One, je l'attendais donc avec impatience et beaucoup d'espoir. Et l'espoir est à la base de toutes les rébellions. Mais je m'égare. Le principe sera désormais le suivant : en dehors des trilogies en cours et sans doute à venir, Disney nous gratifiera de spin-off en stand alone pour éclaircir quelques zones d'ombre de l'univers ou mettre en avant le passé d'un personnage connu. Avec Rogue One, on s'intéresse à la manière dont les rebelles ont mis la main sur les plans de la première étoile de la mort. Bizarrement, la confusion régnait dans mon esprit et je pensais que c'était pour cette étoile-là que des Bothans étaient morts, selon Mon Mothma. Merci à Taufi (de mon club de jeux) de m'avoir éclairé là-dessus. Pas de Bothans, donc, et une critique sur le film qui saute déjà.

    En gros et sans spoil, le film suivra donc les aventures d'un petit groupe de rebelles formé en cours de film et ayant pour principaux héros la fille du concepteur principal de l'arme de destruction massive et un capitaine un peu casse-cou affublé d'un ancien droïde stratégique impérial reprogrammé. L'issue du film, tout le monde la connaît : les plans seront transmis à l'Alliance rebelle, ce qui permettra de détruire l'étoile impériale dans l'Episode IV. Afin de rassurer les rares fans qui ne l'auraient pas encore vu, Rogue One, c'est bien du Star Wars, sauf que le texte défilant en perspective au début du film n'est pas là et que le générique attendu ne vient pas. Ce code-là est réservé aux trilogies officielles apparemment. Pour le reste, tout y est : des mondes exotiques, des extraterrestres improbables, des personnages un peu creux, des droïdes marrants, des explosions, des vaisseaux spatiaux, des tirs de blasters et beaucoup de stormtroopers abattus. 

    L'intrigue est relativement simple et linéaire - sans surprise - mais tout le monde sait comment ça se finit. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants, même celui de l'héroïne, qui ne se projette jamais vraiment dans l'avenir. Visuellement, c'est la claque attendue et il n'y a rien à redire de ce point de vue. C'est du Star Wars et c'est très bien fait. J'ai particulièrement apprécié les références aux autres films, que ce soit par la présence de personnages secondaires ou par le retour de visages connus (Tarkin, Leïa...). Reste les petites incongruités. Plusieurs me viennent à l'esprit mais j'en conserverai une : la navette "Hammerhead". Une navette capable de percuter un destroyer impérial et de le dévier de sa course. Une navette pas plus grosse qu'une corvette coréllienne avec une telle puissance, on se demande pourquoi il n'y en a pas plus dans la flotte rebelle... Cela aurait permis de gagner toutes les batailles. 

    Mais je ne suis pas déçu de ce film. Il faut le voir avec des yeux émerveillés, peut-être, pour mieux l'apprécier, mais quand je regarde un Star Wars, je laisse souvent ma logique en poche pour profiter d'un spectacle haut en couleurs. Et c'est clairement une réussite de ce point de vue.


    votre commentaire
  • PC - Space Hulk - DeathwingDepuis que je joue à des jeux de plateau, Space Hulk fait pour moi figure de référence absolue. Ce jeu a tout pour lui : un univers passionnant, un gameplay à toute épreuve, du matériel de qualité, une rejouabilité infinie, un suivi conséquent... Il donne à l'univers de Warhammer 40,000 une toute autre dimension : celle des combats désespérés de l'humanité contre des hordes extraterrestres dans les coursives de vieux débris spatiaux appelés Space Hulks. Le jeu est pour moi indissociable du deuxième film Alien, avec ses marines coloniaux, ses détecteurs de mouvement et sa base en proie aux flammes... Le jeu de plateau a déjà été adapté en jeu vidéo par le passé, mais je n'y ai jamais accordé une grande importance, car j'ai toujours eu du mal avec les jeux par trop tactiques sur PC.

    Deathwing va tout changer...

    Dans ce jeu, vous incarnez un bibliothécaire au sein de la Deathwing, l'un des meilleurs chapitres de space marines impériaux. Cela ne veut pas dire que vous êtes du genre binoclard à traîner entre les rayonnages de livres poussiéreux. Cela signifie que vous avez développé des capacités psychiques capables de faire pleuvoir des éclairs sur vos ennemis ou de défoncer des parois par la seule force de votre volonté. En tant que tel, vous vous voyez confier deux ailiers, des space marines comme vous, et vous allez servir l'Empereur dans les coursives enfumées de l'un de ces géants morts-vivants de l'espace que sont les Space Hulks. De sombres prémonitions et des visions compliquées ont amené votre chapitre en un point précis de l'espace. Là, vos scanners ont détecté un vaisseau impérial datant de l'ère de l'Hérésie d'Horus, il y a près de dix mille ans. Pour élucider ce mystère, vous allez faire chauffer votre canon d'assaut et tremper votre lame dans le sang impur des Xénos...

    Le jeu est de toute beauté et plonge magnifiquement dans l'ambiance d'une carcasse spatialePC - Space Hulk - Deathwing avec ce mélange pas vraiment subtil de haute technologie et d'horreur gothique propre à WH40k. Les décors sont faits de métal, de pierre, de statues gigantesques, de vapeurs toxiques, de tuyaux organiques, de plates-formes calcinées, de passerelles défoncées... Le gameplay est exemplaire et vous permet de donner des ordres à vos compagnons sans pour autant leur ôter leur intelligence artificielle propre. En gros, ils vous suivront docilement, mais feront feu et défendront leur vie de leur propre initiative. Vous pouvez leur demander d'ouvrir des portes, de vous soigner, de rester sur place, mais la majeure partie du temps, ils feront ce qu'ils doivent faire. La seule chose un peu bizarre est qu'ils ne se soigneront pas si vous ne leur en donnez pas l'ordre. Il faut dire que les médikits sont limités et qu'ils vous les réservent peut-être. 

    PC - Space Hulk - DeathwingJouer à la bêta, puis au jeu proprement dit m'a donné envie de ressortir ma boîte de Space Hulk dernière édition (qui n'est jamais bien loin), mais aussi de composer un scénario pour Deathwatch, le jeu de rôle officiel. Nous sommes la Deathwing, les fils de Caliban, nous frapperons notre ennemi comme le marteau l'enclume et l'Empereur sera fier de nous ! Armez vos bolters, frères d'armes, entonnez la mélodie du sang et de la fureur ! Marchez vers la gloire et la mort à travers les brumes de l'adversité !

    PC - Space Hulk - Deathwing


    votre commentaire
  • Film - GhostbustersFan de la première heure des films originaux, j'étais excité comme une puce à l'annonce de la sortie d'un nouveau volet des aventures des chasseurs de fantômes bien connus. Contrairement à certains, j'ai trouvé l'idée de la féminisation des personnages plutôt originale et bien pensée, même si cela signifiait de facto que l'on n'allait pas assister à la suite des deux premiers épisodes, mais bien à un reboot alternatif. Pourtant, je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir le bousin au cinéma et j'ai donc suivi avec un certain détachement - pour éviter les spoils - les avis des uns et des autres sur ce que beaucoup ont considéré comme un flop et certains - mais moins nombreux - comme un coup de génie.

    J'ai attendu la fin 2016 pour enfin regarder le film en pay per view, l'excitation retombée et des doutes plein la tête... Et je n'ai pas été déçu. Comme annoncé, le film fait abstraction des deux premiers épisodes. La ville de New York ne croit donc pas aux fantômes et l'idée que des scientifiques puissent s'intéresser aux phénomènes paranormaux a du mal à se frayer un chemin chez les esprits rationnels. Je vous passe la présentation des différents protagonistes dans le détail, mais il s'agira d'une union un peu contre-nature de deux anciennes amies de lycée, d'une ingénieure un peu barge et d'une black anciennement gardienne de métro. Trois scientifiques blancs et un petit métier black... Tant qu'à faire, on aurait presque pu inverser ça aussi... Mais ça colle au premier quatuor.

    Le grand méchant fait peut-être un peu pâle figure par rapport aux premiers films. Ici, c'est le concierge d'un grand hôtel qui, frustré d'être raillé par ses pairs, compte déchirer le voile qui sépare la réalité de l'au-delà. Pour ce faire, il utilisera les lignes de force telluriques et provoquera les premières apparitions spectrales. On retrouve par ailleurs tous les éléments qui firent le succès des deux premiers opus : de l'humour potache, des fantômes baveux à souhait, du slime, le corbillard customisé et quantité de références aux premiers films avec l'ancienne caserne des pompiers (trop chère pour ces dames), "Bouftou", le fantôme glouton, un spectre d'électrocuté... Sans compter les rôles secondaires joués par les anciens acteurs Bill Murray, Ernie Hudson et Dan Aykroyd

    En matière de jeu de rôle, la trame générale peut tout à fait être adaptée à un JDR contemporain qui ne se prendrait pas au sérieux, voir, si elle est assez retravaillée, à un JDR nettement moins "fun". Pourquoi pas à un SteamShadows, par exemple. Bien entendu, il demeure possible - si vous l'avez - d'en tirer un excellent scénario pour le jeu de rôle officiel Ghostbusters... 


    votre commentaire
  • Série - Stranger ThingsUne fois n'est pas coutume, j'ai cédé aux sirènes des réseaux sociaux pour savoir quoi regarder sur mon petit écran. J'avais déjà remarqué la miniature de Stranger Things, une série Netflix, dans le menu de mon interface mais j'étais passé par-dessus en me disant qu'il devait s'agir d'une autre de ces séries très médiocres surfant sur la vague de l'occulte, de l'horreur et de la geekosphère. Mais à force de voir des avis argumentés sur cette série - tous unanimement positifs - il fallait que j'en aie le cœur net. 

    Stranger Things se déroule dans une petite ville comme les Etats-Unis en comptent beaucoup et qui aurait très bien pu se situer dans le Maine cher à Stephen King avec son shérif alcoolique, ses habitants demeurés, ses familles caricaturales et son petit lycée de province. En lisière de la ville se trouve un laboratoire du département de l'énergie où sont menées, pense-t-on, des expériences sur l'armement. Nous sommes dans les années 80, en pleine guerre froide, et les Russes sont donc les ennemis naturels des Américains. Quelque chose se produit dans le laboratoire et quelque chose s'en échappe qui va transformer la petite vie paisible des habitants du coin en enfer...

    Les héros de la série sont de jeunes garçons d'une douzaine d'années, rôlistes assumés et geeks convaincus. Bons élèves, ils passent pour des "tapettes" auprès des autres jeunes du coin, plus branchés baseball et filles que D&D et sciences. Un membre du groupe, Will, va disparaître après avoir rencontré la chose échappée du laboratoire et peu après, alors qu'ils le recherchent, ses amis vont tomber sur une fillette, visiblement échappée aussi du complexe scientifique et dotée d'étranges pouvoirs... Ajoutez à cela des personnages intéressants mais toujours crédibles comme le shérif, la mère (Winona Ryder) et le frère de Will, la sœur de l'un des rôlistes et ses problèmes de cœur, etc. 

    Le scénario est bien ficelé et on n'a pas l'impression que les héros soient des super-héros. Le principe du complot gouvernemental fonctionne très bien même s'il est un peu capillotracté et on se prend vraiment d'empathie pour ces personnages. La série compte huit épisodes et se laisse vraiment regarder. On est entre les Goonies, Super 8 et divers Stephen King mettant en scène des enfants. Un pur délice. En matière de JDR, l'intrigue semble un peu complexe pour un Little Fears, mais peut être adaptée à quantité de jeux occultes contemporains centrés sur des personnages normaux.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique